Concours beaux textes JDF 2007 - Contribution N°4

 

On est tous nés libres et égaux

 

 

  Elle n’osait parler, protester, pour ne pas fâcher, pour ne pas être puni. Elle se rendait compte qu’elle ne partageait rien avec cet homme qui était son époux, le père de ses enfants, il ne les avait jamais aimés, résignée elle ne pensait pas pouvoir un jour le quitter !

Ils s’étaient unis pour le meilleurs et le pire, pour construire et non pas détruire. Elle ne savait pas que son lot quotidien serait le pire.

Un matin, une gifle tomba au détour d’une innocente protestation parce qu’elle avait osé parler. Sa vie de femme bascula sans raison et l’enfer dont elle ne connaissait que le nom commençait…

Dans sa tête, elle était convaincue d’être l’objet qui incitait cette violence conjugale, mais elle ne savait pas que l’être qui partageait sa vie n’était qu’un malade.

  Sa vie se résumait en quelques mots, la peur, le mensonge, et l’humiliation. Son ignorance et sa soumission l’ont piégés dans ce cercle familial symbole de respect si ce n’est de crainte, d’hypocrisie et de silence.  Sa liberté lui a été volée et elle ne pouvait pas parler, elle ne pleurait plus, elle n’existait pas. Le seul dialogue instauré était les coups que son mari lui infligeait, une manière propre à lui de se faire obéir, de la rappeler à l’ordre, de la dominer !

  Se défendre !  Comment ? Pourquoi ? Elle était résignée au fur et à mesure où les jours passaient. Son corps meurtri ne sentait plus les douleurs, son âme s’était refermée dans une enveloppe de souffrances profonde que la solitude réconfortait.

Autour d’elle son regard de bête traquée ne voyait que mépris et dégoût. Une discrimination pur et dure d’un système ancestral qui n’avait aucun lien avec la foi ni les lois.

Elle comprit qu’elle n’existait plus déjà le jour de son mariage elle qui se voulait épouse dévoué alors la honte la submergeait. Elle ne vivait qu’à travers cet être cruel qui était son mari, résignée à subir ses violences.

   Lassée de voir sa vie prendre une direction qu’elle ne souhaitait pas, couverte de maintes blessures et triste d’évoluer entourée de gens dont le seul souci est de lui nuire, son instinct de survie lui insufflait le courage de continuer de l’avant car elle possédait ce que les autres ne pouvaient lui enlever ; l’espoir d’un jour meilleur.

Hayat           

Paris - France           

 

Texte N°4 diffusé sur le site www.journee-de-la-femme.com  Concours JDF 2007

 

 

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